Le E-sport est-il vraiment un sport ?

Une fois n’est pas coutume,  je voulais passer un coup de gueule avec ce papier à charge à l’encontre de ce qu’on appelle le « E-sport ». Je grossis un peu le trait et je ne suis pas du tout objectif pour le coup mais j’en avais gros sur la patate et je tenais à le faire savoir.
Je veux bien tout entendre mais pas ça.  Comparer le E-Sport au vrai sport est une hérésie et va falloir que ça cesse cette histoire. A part dans le nom, cela n’a absolument rien à voir avec du sport ou une quelconque pratique sportive. Même la pétanque est plus sportive que cette mascarade.  Pour ceux qui ne le sauraient pas, ce qu’on appelle e-sport, vient de l’abréviation de Sport électronique.  Les jeux vidéos quoi.
Les gamers pro sont aujourd’hui des gens reconnus, admirés et célèbres. Pas de souci pour ça, il y a des fans pour tout et je suis personnellement fan de BD donc je connais et j’admire les dessinateurs et scénaristes. Tout ça est tout à fait normal et respectable.  Mais ne me faite pas croire que ces types qui passent leurs journées dans leur canapé ou sur une chaise, sont des sportifs. On peut à la limite,  considérer le esport comme un sport cérébral mais dans ce cas-là, autant mettre les échecs et le Scrabble dans le même registre, non ?
J’avais déjà fait un parallèle (presque) objectif entre les riders et les joueurs de sports traditionnels (voir article) avec forcément un KO cinglant en faveur des sportifs de l’extrême mais là on est entré dans une autre dimension.
Il existe des dizaines de jeux vidéos consacrés aux sports extrêmes (Skate, BMX, VTT, Snowboard…) et cela ne me pose aucun problème car ça permet de se détendre un peu et de passer le temps entre deux sessions.  Mais non, le gamer, même pro, n’est pas un rider et ne le sera jamais.
Les sports extrêmes sont synonymes de risques, de chutes, de dépassement de soi, de blessures, de gestion de la peur et tout un tas de choses dans ce genre là. Le seul risque que prend un gamer est que sa femme se barre car elle n’en peut plus de cette épave qui joue à la console toute la journée. On ne compare pas le monde physique et le monde virtuel.  Et même si certains sont très riches car ils gagnent beaucoup d’argent vu le business très lucratif des jeux vidéos, on ne peut pas les mettre sur la même lignée que les vrais sportifs.

Ci-dessus, une belle vidéo de BMX Street avec Dennis Enarson qui n'a absolument rien de virtuel.

Quand je termine une session, j’ai le corps en vrac et en sang et j’ai mal partout et cela n’arrive pas avec une manette de Playstation à la main. La réalité et le virtuel sont deux univers bien distincts. Sur un terrain, les sportifs font face à la vraie vie et ses difficultés tandis que nos amis de la console, sont tranquillou à la maison devant un écran avec comme seule crainte, qu’il y ait une coupure de réseau… Deux univers parallèles qui ne sont destinés à se rencontrer que lors d’un partenariat entre un champion de la discipline et un studio de jeux vidéo.

Mais la cerise sur le gâteau qui a fait déborder le vase, c’est l’annonce de l’entrée du esport aux Jeux Olympiques de 2024 (voir article). Olympe va se retourner dans sa retourner dans sa tombe. Le CIO a décidé d’ajouter le surf, le skate, le BMX et l’escalade et c’est une excellente nouvelle mais il est possible qu’on puisse voir aussi un jour des types assis dans un fauteuil devant un PC avec un maillot de l’équipe de France. On a touché le fond. Sachant qu’un sport prend forcément la place d’un autre, quelqu’un s’est dit que le sport électronique serait mieux qu’un autre sport normal…
On se doute que c’est surement une affaire de gros sous. E si le but était de toucher les jeunes, alors j’aurais préféré inclure la trottinette freestyle ou le freerun-parkour qui sont très populaires chez les ados. Et si l’objectif est de surfer sur l’engouement du esport pour toucher un nouveau public et rajeunir l’audience et l’image des JO, alors on est certain de voir des compètes de Tik-Tok pour les Jeux de 2028 à Los Angeles !
Oui, ça fait un peu ringard et vieux con mais je ne suis pas favorable à l’entrée du Esport aux JO ni même que ce soit considéré comme un sport.