L’histoire du Stunt

Le terme Stunt signifie « cascade » en anglais et même s’il y a moins de risques qu’en FMX, ce sport porte bien son nom car le but est bien de réaliser des prouesses sur une moto.
L’équivalent du BMX Flatland mais avec un moteur et un pot d’échappement. Des figures au sol, sur la roue avant ou sur la roue arrière avec une touche artistique. À noter qu’il existe aussi la discipline du drift (dérapages de la roue arrière sur la plus longue distance possible) qui fait partie des manœuvres à apprendre pour tout bon stunter digne de ce nom mais qui se distingue des figures acrobatiques avec ses propres règles et compétitions.
Généralement, le stunt (appelé aussi Sportbike Freestyle ou Motorcycle stunt riding) se pratique sur une moto sportive de 125 à 600 cc spécialement modifiée pour cet usage.

Histoire

Même si les spectacles de moto acrobatique existent depuis les années 40, le Stunt est une discipline qui a vu le jour aux États-Unis puis en Europe au début des années 80. Historiquement, ce serait le Finlandais Arto Niqvist qui aurait réalisé le tout premier show de stunt en France au cours d’un festival de Dragsters sur le circuit du Mans en 1980.
Aujourd’hui, cette discipline continue de se développer et de séduire les fans d’acrobaties même si elle n’est toujours pas reconnue comme un vrai sport par la fédération. Il n’y a donc pas de championnat officiel chez nous et c’est essentiellement lors de shows et représentations exclusives qu’on peut admirer des riders qui tournent sur place ou sur une roue avec une moto. On voit aussi très souvent du stunt dans les parcs d’attractions et au cinéma dans les films d’action avec des motos qui sautent partout ou qui passent sous un camion.
Le stunt se pratique sur une route goudronnée et fait beaucoup de traces (causées principalement par le drift et le burn) et de bruit, c’est pourquoi les pratiquants se retrouvent plutôt sur des aires industrielles désaffectées car il est toujours illégal de réaliser un wheeling (rouler sur la roue arrière), stoppie (rouler sur la roue avant) ou toutes autres figures sur une route ouverte à la circulation pour des raisons évidentes de sécurité. Certains l’apparentent même au rodéo urbain, ce phénomène très tendance qui n’est pas aussi encadré ou structuré que le Stunt. La discipline similaire et très populaire du Bikelife (appelé aussi cross bitume) prend aussi de l’ampleur avec ces pilotes qui exécutent des wheelings en ville sans protections, donnant ainsi une mauvaise image du Stunt et dévalorisent ce sport.

Deux grands noms

Sarah Lezito
Malgré ce qu’on pourrait penser, c’est une femme qui est la personne la plus connue en stunt et elle n’a rien à envier à ses homologues pourvus de testostérone. La stunteuse professionnelle française vit aujourd’hui de sa passion et avec ses 3 millions d’abonnés sur Facebook, c’est aussi la plus suivie au monde. On peut donc l’admirer lors de représentations mais aussi sur sa chaine Youtube et même au cinéma car Sarah Lezito a joué la doublure de Scarlett Johansson dans le film Avengers 2.

Richard Almet
En 1982, le pilote français Richard Almet devient officiellement le premier pilote professionnel de Stunt. Celui qu’on surnomme le « père spirituel du Stunt » performa lors d’un gros show sur le circuit Carole en avril de la même année puis il créa la majorité des figures et équilibres de cette discipline avec quelques records au passage. Il participe aux plus grands événements publics comme le Bol d’Or ou les Grand-Prix de F1 mais surtout Almet détient entres autres, le premier record de vitesse sur roue arrière à plus de 200 km/h en 1985 puis il alla encore plus loin et même plus vite en battant son propre record peu de temps après avec 205 km/h puis 221 km/h en 1986. Richard était également un des fidèles compagnons de route de Coluche, lui aussi grand passionné de motos sportives.

Photos  © Elodie Devaye