Pas de victoire sans échec

« Même l’échec a sa noblesse, c’est le renoncement qui apporte la honte » a dit le Surfer d’Argent sous la plume de Stan Lee et cela résume bien le concept et la philosophie de notre sport.

La détermination et la persévérance sont des qualités majeures quand on veut se lancer dans les sports extrêmes (voir article dédié ici) mais c’est surtout ne pas avoir peur de l’échec qui constitue un véritable atout.
Tomber 7 fois et se relever 8 écrivait Philippe Labro dans son livre et Nietzsche affirmait que ce qui ne te tue pas te rend plus fort, même si ce n’est pas toujours vrai mais ce qui est sûr, c’est qu’il faut au moins essayer et ne pas renoncer à son objectif.  La chute, le risque et la défaite sont les ingrédients principaux dans la formule de la victoire. Oui l’échec fait incontestablement partie de la réussite. Et ceux qui en ont peur ne pourront pas avancer et dépasser leurs limites.
Et tant qu’on est dans les citations, on peut aussi mentionner Nelson Mandela qui a dit un jour : “Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends”.  Une philosophie de vie bien utile quand on pratique un sport à risques.
Seuls ceux qui savent perdre ont assez de rage pour vaincre car il est prouvé que les grands vainqueurs sont aussi ceux qui ont beaucoup perdu. L’échec a ses vertus et ce n’est qu’une étape vers la réussite.

Quelques exemples concrets :
Steven Spielberg a été recalé 3 fois lors dans ses études de cinéma.
5 maisons d’édition ont refusé de publier Harry Potter.
301 banques ont ri au nez de Walt Disney et de son idée de parc à thème.
2000 tentatives sont nécessaires à un bébé pour réussir ses premiers pas.
5126 prototypes ont été nécessaires à James Dyson pour créer l’aspirateur sans sac.

Tenter, tomber, se relever, recommencer, s’entêter, y croire, perdre la foi, accepter, insister, persévérer et finalement vaincre.
Tous ceux qui ont réussi, ont en commun d’avoir essayé et le boxeur/philosophe Rocky Balboa n’a t-il pas dit un jour à Mickey  qu’on ne mesure pas la force d’un homme à sa capacité à donner des coups mais à se relever et affronter encore ? La victoire n’est qu’une question de temps si on est motivé, quels que soient le nombre d’échecs qu’on a essuyé. « Tant que la cloche n’a pas sonné, ce n’est pas fini » conclu l’étalon italien dans Rocky 6.
Chez nous, la maison accepte l’échec et cela fait même partie intégrante de la progression. Et d’ailleurs, si on réussissait tout du premier coup, ce serait nettement moins drôle et intéressant, non ? Si c’était trop facile, ça n’en vaudrait pas la peine. L’important c’est d’y croire comme disait Pascal Obispo

« Je n’ai pas échoué des milliers de fois, j’ai réussi des milliers de tentatives qui n’ont pas fonctionné »
Thomas Edison

Et parfois, le bon sens l’emporte sur la détermination. Et c’est mieux ainsi car la vie vous donne des leçons et des signaux qu’il faut parfois savoir écouter. Voici un exemple concret avec Rafa Ortiz qui projetait de dévaler les chutes du Niagara en kayak et qui a dû renoncer quelques heures avant le grand saut devant le risque que cela comportait. Le kayakiste mexicain est père de famille mais surtout s’il avait eu un accident mortel, toute l’équipe qui l’accompagnait aurait terminé en prison pour complicité d’homicide. L’impossible a parfois ses limites et il faut aussi accepter le renoncement quand c’est plus intelligent. « Abandonner ce n’est pas humiliant quand cela fait preuve de courage » rappelle Rafa.