Vivre ou ne pas vivre ? That is the question…

« On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une »  a dit ce sacré Confucius.

Ils est marrant l’être humain.
On vit comme si on était immortel, comme si la mort n’existait pas ou qu’elle n’était qu’une option lointaine, inenvisageable. Trop loin pour qu’on en tienne compte. Alors on vit dans l’ennui, la concession et l’acceptation de futilités.
Et puis l’échéance approche et cette mort donne enfin une raison de vivre car on se dit qu’on n’a pas vécu et que c’est bien dommage. La mort donne en fin de compte un sens à la vie, car on se dit qu’il faut vivre avant de mourrir. La mort ne fait pas partie de la vie finalement, elle signe son arrêt et personne n’a jamais réussi à prouver le contraire à ce jour.

Mais vivre en attendant la mort veut surtout dire qu’il faut la vivre intensément, sans compromis et sans regret. On regrettera de n’avoir pas vécu mais jamais l’inverse. « Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais » disait Oscar Wilde.
Il faut attendre d’envisager la fin pour apprécier l’instant. Le savourer comme il se doit. Je me souviens d’un homme qui se savait atteint d’une maladie mortelle et qui n’avait plus que quelques mois à vivre, alors il est parti faire un tour du monde à la voile et a vécu des aventures formidables. Il a écrit un livre pour dire merci à cette maladie car elle l’a fait mourrir mais surtout elle l’a fait vivre. Mais en théorie on va tous mourrir alors pourquoi attendre d’être condamné pour apprécier les bonnes choses et réaliser ses rêves ?
Alors une seule question devient valable. Vivre ok mais dans quel but ? Être heureux forcément. La seule question à se poser est de se demander ce qui fait notre bonheur et foncer tout droit pour y parvenir. L’amour, en voilà une jolie raison non ?

On se dit souvent qu’avant de passer l’arme à gauche, on se demande si on a bien vécu, si on a accompli des choses. Pour certains, ce sera la recherche d’adrénaline, pour d’autre la transmission ou encore le sentiment d’avoir apporté sa pierre à l’édifice, d’avoir contribué à l’évolution des choses et que s’il y a eu du changement, c’est qu’on y est pour quelque chose. Avoir été utile pour ceux qu’on aime. Qu’on n’a pas servi à rien et que notre existence avait finalement un but.
Profitons de ces instants rares, faisons du bien et n’ayons pas peur de la mort car c’est elle qui nous fait nous sentir vivant.
Il suffit d’y croire, de s’en sentir capable et de se laisser pousser des ailes. Il faut se demander ce qui est bon pour nous et arrêter ensuite de se poser des questions.

Difficile cependant de ne pas penser à cette échéance, ce compte à rebours qui commence à la naissance. Mais là, on est dans l’arène et il faut se bouger car ça durera pas. Alors doit-on être otage, si ce n’est esclave de sa propre existence ? On peut encore décider de donner un sens à notre vie plutôt que de contempler cette mise en abime inéluctable.
« To be or nor to be » écrvait Shakespeare, « Vivre ou ne pas vivre » chantait Marc Lavoine, la question est posée mais la réponse ne plaira pas à tout le monde. Pour certains, l’existence est une prison d’où on ne sort pas vivant et pour d’autres un exutoire et un moyen de prouver des choses.
Moi je dis que « l’ennui est un crime, que la vie est le casse du siècle », enfin c’est Fauve qui le dit dans la vidéo en dessous et vous devriez vous aussi suivre ses conseils. La vie est une énigme, une maladie incurable mais on n’en a qu’une, alors la gaspillez pas.
Alors, lâche cette télécommande ou cette manette et pousse cette porte, la vie t’attend, l’aventure est au bout du chemin. Arrête de rêver de t’évader et commence par scier tes barreaux…

Tags: ,