Longboard Downhill : le skate de descente

On peut quasiment tout faire avec une planche et quatre roues. On peut s’en servir comme moyen de transport pour se déplacer mais aussi pour réaliser des figures acrobatiques ou encore faire des pas de danse mais ce bout de bois sur roulettes peut aussi servir à se faire peur et même être une importante source d’adrénaline !

Histoire

Littéralement traduit par “descente de colline”, le longboard downhill est appelé ainsi car il est souvent pratiqué dans les cols de montagne. 
Cette discipline fut inventée par les surfeurs californiens en manque de vagues dans les années 1970. À l’origine, sa première fonction était de retrouver les sensations de glisse en courbe mais sur le bitume lorsque la mer était calme. Puis l’idée de dévaler les pentes en restant en équilibre sur la planche est vite arrivée. Des descentes de plus en plus raides et de plus en plus dangereuses jusqu’à ce que ce petit délire entre potes devienne une vraie discipline du skateboard à part entière avec son propre matériel, ses compétitions et sa communauté.
Mais dévaler des routes en frôlant les 100 km/h sur un skateboard n’est pas donné à tout le monde. Et si cette discipline n’est finalement pas beaucoup plus accidentogène que les autres, elle demande cependant beaucoup de concentration et pas mal de préparation.

Ces nouveaux surfeurs d’asphalt flirtent aussi avec la légalité car si dans la majorité des cas, les routes sont fermées, sécurisées et balisées, il arrive aussi qu’une session se fasse sur route ouverte. Et dans ce cas-là, le vrai danger reste la circulation des véhicules qui arrivent en face car le skateur est plus vulnérable que tout ce qu’il croisera sur sa route et il sera le premier à en payer le prix.
À plus de 80 km/h sur une route goudronnée et debout sur une planche de skate, le rider est tout juste toléré à condition qu’il ne gêne personne. Ces fous-furieux du bitume que certains appellent les « trompe la mort » sont souvent mal appréciés des autres usagers car en plus d’avoir parfois une mauvaise visibilité dans les virages, il est important de rappeler qu’il n’y a pas de frein sur un skate !  Pour s’arrêter ou ralentir, le rider doit slider (faire glisser les roues en tournant avec son longskate) ou freiner avec son gant (ou sa chaussure). On ne peut que saluer ces performances extrêmes des longboardeurs DH mais pour cela, ils sont équipés d’une combinaison en cuir, comme les motards et la comparaison ne s’arrête pas là car comme pour nos amis en deux-roues motorisés, les chutes peuvent parfois être fatales si on n’est pas bien protégés donc les gants, le casque intégral et la protection dorsale sont de rigueur.

Matériel

Les planches de downhill, prévues pour descendre des pentes à des vitesses folles, sont généralement très rigides, beaucoup plus lourdes et surbaissées pour plus de stabilité. Pour cette discipline radicale du freeride en skate, il est préférable de choisir des roues de 70 à 80 mm d’une faible dureté pour disposer d’une meilleure tenue de route.

Meilleur Spot

Le meilleur spot du monde reste San Francisco avec ses nombreuses et grandes descentes même si en France, la fameuse descente du col de l’Espigoulier située sur la commune de Gémenos (pas loin de Marseille) est aussi très réputée.

Chiffre record

Le record du monde de vitesse en longboard est de 143,89 km/h sur une route adaptée avec une bonne visibilité. Cet exploit a eu lieu le 29 août 2016 sur une route des USA par le skateur américain Kyle Wester qui entre donc dans les livres d’histoire avec ce record fulgurant.

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Entretien avec Laura Lepoittevin