Apprendre à échouer, Apprendre à réussir

« Apprend à échouer, sinon tu échoueras à apprendre », voici un des meilleurs conseils qu’on vous donnera dans votre vie. Prendre le risque de rater, mais prendre le risque quand même.
S’il y a bien un domaine dans lequel on doit gérer sa relation face au danger, au risque et à la peur, c’est bien dans les sports extrêmes et particulièrement les sports de glisse urbaine (oui parce que le béton fait plus mal que la neige, le vent ou l’eau, merci).
Le simple fait de devoir porter des protections prouve que nous pratiquons un sport dangereux. Dans la plupart des autres sports, vous n’avez pas besoin d’un casque, de genouillères, coudières ou même de pare-pierre ! Si on s’équipe autant, c’est parce qu’on va faire face à un danger potentiel et d’ailleurs, on se pose des questions quand on pratique le skate, le bmx ou le roller, qu’on ne se pose pas habituellement quand on pratique un sport plus « traditionnel ».
« Suis-je capable de descendre de cette rampe ? », « Ai-je assez de courage pour tenter cette figure périlleuse ? ». Ces questions ne viennent pas en tête quand on joue au foot ou au badminton. On doit alors, aller chercher au plus profond de soi pour dépasser ses limites et avancer, et donc gagner le combat contre soi-même. Et c’est là toute la différence avec les autres sports. Nous, on cherche la progression, et ça change tout.
Quand on pense qu’on a atteint sa limite, ce qu’on juge raisonnable, c’est à ce moment là que le véritable sport débute. L’enjeu est de savoir si on laisse la raison gagner ou si on écoute le petit diablotin sur l’épaule gauche qui vous souffle qu’on a qu’une vie et qu’il faut en profiter.

La seule chose à faire est avant tout de croire en soi, se persuader qu’on est capable de tout. Remplacer le « Si » en « Quand ». Ne pas se demander si c’est possible mais à quel moment cela va arriver. Et ça va arriver si on croit assez en soi. C’est certain.

Tout n’est qu’une question de limite en fin de compte. Les seules limites qui existent sont celles que l’on se fixe. Et c’est aussi une question de peur. C’est ça le véritable ennemi et ce qui gâche tout. Ceux qui n’ont peur de rien ont aussi tout compris à la vie et sont devenus les rois du monde. Transformer la peur en excitation, en adrénaline et en plaisir, voilà le vrai secret.

Je suis coach de sports urbains depuis plus de vingt ans et j’explique souvent à mes élèves que la différence entre un amateur et un pro, c’est la vitesse d’exécution. Le pro va plus vite car il a confiance en lui et ne doute pas, donc il fonce et c’est pour ça qu’il réussit. À l’inverse du débutant (et c’est bien normal) qui doute car il est en train d’apprendre les bons mouvements, la bonne position et la bonne respiration pour réussir une figure.

La gestion de la peur, du danger et des risques fait partie du jeu. Car c’est un jeu. Chaque obstacle est un défi, chaque épreuve est un nouveau challenge. J’ai grandi avec cette vision, celle qui pensait que tout était possible si on sait comment s’y prendre et qu’on y croit. J’ai pu aller assez loin avec cette façon de penser. Prendre tout comme un jeu, un challenge perpétuel. Certains font des trucs insensés comme sauter du haut d’un toit ou surfer une vague de trente mètres et ils le font uniquement car ils s’en sentent capables sans se demander si c’est possible, dans l’unique but de se dépasser et de progresser sans oublier la bonne dose d’adrénaline qui va bien en guise de motivation et de récompense. J’avais écrit récemment que la foi en soi peut déplacer des montagnes car si on se fait assez confiance, on peut tout réussir.

« La valeur de quelqu’un se mesure à sa capacité à innover et s’affranchir des limites« . Disait Jaques Brel.

Mais comment regagner confiance en soi après un échec ?
Le plus simple est de considérer l’échec comme une étape vers la réussite.
– Même l’échec a sa noblesse, c’est le renoncement qui apporte la honte, a dit Norrin Radd.
– Tomber 7 fois et se relever 8, écrivait Philippe Labro
La chute, le risque et la défaite sont les ingrédients principaux dans la formule de la victoire. Oui l’échec fait incontestablement partie de la réussite. Et ceux qui ont peur de l’échec ne pourront pas avancer et dépasser leurs limites.

Nelson Mandela qui a dit un jour : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends« .
Une philosophie de vie bien utile quand on pratique un sport à risques mais aussi dans l’entreprenariat.

Seuls ceux qui savent perdre ont assez de rage pour vaincre car il est prouvé que les grands vainqueurs sont aussi ceux qui ont le plus perdu.  On dit aussi que l’échec n’existe pas, il n’y a que des gens qui abandonnent trop tôt… Savoir persister peut aussi faire partie de l’aventure.
Le grand philosophe Rocky Balboa a dit un jour qu’on ne mesure pas la force d’un homme à sa capacité à donner des coups mais à se relever et affronter encore. La victoire n’est qu’une question de temps si on est motivé, quels que soient le nombre d’échecs qu’on a essuyé.  On peut tomber plusieurs fois dans sa vie, mais le véritable échec, c’est quand on refuse de se relever.

«On va toujours trop loin pour ceux qui ne vont nulle part », «Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait», vous connaissez ces dictions je pense. La persévérance est la principale qualité dans mon sport. La détermination surtout, c’est primordial pour réussir.
Ne pas se laisser submerger par la tâche. Quel que soit l’effort, on peut le surmonter si on ne sent pas dépassé.
Un bon conseil quand ça semble insurmontable :
– Décomposer l’objectif en plusieurs parties accessibles. L’un après l’autre, même minimes, ces petits pas vous feront avancer vers le but recherché. Établissez des objectifs réalistes et atteignables. Commencez petit et progressez à mesure que vous regagnez confiance. Cela vous permettra de constater des succès tangibles et de renforcer votre estime de soi.
– Ne jamais perdre de vue l’objectif principal mais s’autoriser à quelques déviations.
– Ne jamais régresser. Jamais. Stagner est limite envisageable car la progression se fait souvent par pallier mais ne pas accepter la descente.
– Analysez l’échec de manière objective : Identifiez les raisons de l’échec de manière objective, sans vous blâmer inutilement. Cherchez à comprendre ce qui n’a pas fonctionné, quels facteurs étaient hors de votre contrôle et ce que vous pourriez faire différemment à l’avenir.
– Apprenez de l’échec : En tirant des leçons de vos erreurs, vous serez mieux préparé à affronter des défis similaires à l’avenir.

Et mon dernier conseil, c’est qu’il n’est jamais trop tard ou trot tôt pour réaliser ses rêves. Ceux qui n’ont pas le courage de réaliser les-leurs vous empêcheront de réaliser les vôtres mais ne faites pas attention à ces gens-là. Ils ne servent qu’à vous motiver encore plus et accentuent la rage qui est enfouie en vous.

Il est toujours facile de donner des leçons quand ça marche pour soi. Par exemple, un mannequin qui fait un livre pour dire d’avoir confiance en soi ou un type qui a un centre de gravité bien placé et qui explique comment avoir de l’équilibre ! Chacun son domaine, son niveau et son rythme mais l’important est de progresser, d’avancer et d’aller chaque jour un peu plus loin en se fixant des objectifs à sa portée, c’est tout.

Et puis vous savez ce qu’on dit, le diable ne danse qu’avec ceux qui sont déjà sur la piste, alors ne manquez aucune opportunité pour être au bon endroit quand ce sera à vous de jouer !

ARTICLE RÉDIGÉ PAR UN HUMAIN
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