Gaza : sa ville est détruite mais pas ses rêves
On n’est pas ici pour juger, donner un avis subjectif ou dénoncer quoi que ce soit dans ce conflit aussi interminable que fratricide, mais une chose est sûre : ça a trop duré. Gaza est une petite ville située le long de la mer Méditerranée, coincée entre Israël au nord et à l’est, et l’Égypte au sud. Elle est contrôlée par des terroristes d’un côté (Hamas) et bombardée quotidiennement par l’armée israélienne de l’autre. Depuis la création de l’État d’Israël en 1948 dans cette région, les Juifs, considérés comme des colonisateurs, n’ont jamais été appréciés ni acceptés. Cela a donné un prétexte à des conflits armés depuis cette date et ce n’est pas près de s’arrêter.
On évitera de prendre parti ou de chercher qui a raison dans ces affrontements, mais même s’il y a un cessez-le-feu en cours depuis dix mois, les morts se comptent par milliers et ce qui se passe dans ce beau pays est vraiment triste, car il n’en reste quasiment plus rien. La situation humanitaire reste également très difficile. Environ 2,1 millions de personnes vivent toujours dans des conditions extrêmement précaires, notamment dans des camps de déplacés exposés aux intempéries et aux risques sanitaires. Le bilan humain de la guerre déclenchée après les attaques du 7 octobre 2023 (par le Hamas) dépasse désormais 73 000 morts selon les organisations internationales.
Les ruines sont toujours omniprésentes, mais des habitants tentent aussi de reprendre une vie normale et de reconstruire des activités quotidiennes malgré le fait qu’une grande partie des bâtiments et des infrastructures ont été détruits ou endommagés. Cette semaine, l’effondrement d’un immeuble fragilisé à Gaza-ville a fait 21 morts, dont 11 enfants…
En attendant une paix hypothétique et une possible reconstruction de la ville, certains enfants continuent de jouer et d’autres continuent même de rêver. C’est le cas de ce jeune skateur nommé Hamza qui a écrit sur les réseaux : « The skatepark is gone, but the dream is still alive« .
Skater dans les décombres de la guerre, ça peut paraître inconscient, limite irrespectueux pour ceux qui sont ensevelis, mais que reste-t-il à ceux qui n’ont plus rien, si ce n’est de continuer à rêver ou de tenter de pratiquer leur passion malgré les horreurs du quotidien ?
Et comme le dit si bien Hamza, c’est sa façon à lui de survivre.
Allez donc faire un tour sur son compte Instagram et soutenez ce jeune rider qui mérite bien un petit like ; ça ne changera pas sa vie ni son quotidien sous les bombes, mais c’est toujours ça de pris.
https://www.instagram.com/hamza._.gaza_skater
https://www.instagram.com/gaza_skate_team
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