Edito

La crise de la quarantaine

Vivre en marge
Un débordement pour certains
Mais pour moi, et de loin
La vie en plus large

Une alternative au temps qui passe
Avec comme passe-temps, le prolongement de mon imagination
Quarante ans que je me trimballe sur ce vélo
Quarante ans que je suis immortel
Ça peut paraître ridicule.
Mais je n’ai pas trouvé d’autres véhicules
Pour transporter ma passion et ma joie

Pas besoin de défier la mort pour se sentir vivant
Je me définis autrement
Mon sport est plus spectaculaire que dangereux, c’est vrai
Mais je me retrouve dans cette partie créative du jeu
Ma façon à moi de rester jeune, de me remettre en question, d’avancer

Qu’ai-je appris aujourd’hui ?
Cette question me hante et le BMX m’apporte des réponses quand j’en manque cruellement
La vie ne vaut d’être vécu qu’à fond. Sans adrénaline, je me sens démunie
C’est comme ça que je ressens les choses
Je n’attends pas ma seconde vie pour savourer l’instant, profiter du moment et apprécier le présent
S’il existe une vie avant la mort, je ne la louperai pas

C’était hier, il y a quarante ans
Je n’ai pas vu le temps passer, je ne me suis jamais ennuyé
Sans lui, j’aurais certainement gâché ma vie
Ce petit vélo, ma plus longue et ma plus fidèle relation
Une autre partie de moi, la plus belle, sans modération ni compromis

Une vie improvisée, une aventure à apprivoiser
Tout comme l’existence, l’air glisse et file entre mes doigts
Pour tous ceux qui sont partis, je reste en hommage, c’est bien le minimum

Je ne me contenterai pas de rester sur les rails, je choisis ma propre voie
Pas de prétexte ou de fausses excuses pour échapper à la vie, je l’affronte et je surfe les vagues qui viennent à moi
Le vélo comme moyen d’expression, les sensations fortes en guise de parfum et je me sens vivre
Un bonheur à sens unique et à variations multiples.

 

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