Red Bull repousse encore les limites
Le rider grec George Ntavoutian réussit un looping complet entre deux bateaux en mouvement !
Toujours plus.
Mais jusqu’où ira Red Bull dans cette surenchère de performances qu’il s’est lui même lancé ?
Si on devait énumérer tous les records, premières mondiales et prouesses techniques défiant toutes logiques et limites, on en aurait pour des heures (voir quelques vidéos en bas de l’article). Que ce soit l’avion qui se pose sur un train en marche, un skatepark en plein ciel tracté par une montgolfière, un jump en MTB au travers de deux camions qui se croisent, une session d’escalade sur l’aile d’un avion en plein vol ou encore un BMX qui saute au dessus d’une formule 1 lancée à plein vitesse, la liste et longue, très longue.
D’ailleurs, il n’existe pas vraiment de compétition qui consiste à savoir qui ira le plus loin dans le délire du jamais vu et l’abolition des limites. De toute façon, Red Bull l’aurait déjà gagnée depuis longtemps donc le débat est clos. En plus personne ne leur a jamais demandé d’aller toujours plus loin dans la surenchère, personne !
Après avoir fait sauter un type (Felix Baumgartner) depuis l’espace, on pensait qu’on avait largement atteint la limite du raisonnable mais on s’est trompé car on parle de passion ici, pas de rationnel.
Certains diront que c’est juste de la pub pour faire vendre des canettes, mais ceux qui achètent la boisson du taureau ailé, ne s’intéressent pas tous aux sports extrêmes. Et un type qui franchit le mur du son en combi d’astronaute depuis la stratosphère, n’influencera pas le choix de la dite boisson énergisante, enfin je pense. La vérité est que Red Bull, tout comme vous qui lisez ces lignes, est mordu par le virus de l’adrénaline et des sensations fortes et que les décideurs de la marque passent leur temps à imaginer des défis insolites et hors-normes pour la seule et unique raison qu’ils ont les moyens de le faire, et personne d’autre.
La marque autrichienne subventionne les riders de tous horizons depuis plus d’une décennie et font ainsi vivre et avancer les sports extrêmes donc on ne dira pas de mal d’eux ici car on leur doit beaucoup.
Aujourd’hui, nous allons vous parler d’un nouveau défi insensé et complètement barré, un saut périlleux en BMX entre deux bateaux qui se croisent sur l’eau !
George Ntavoutian repousse les limites de la précision et du timing en enchaînant entre deux bateaux en mouvement, un open loop, réalisant ainsi une figure inédite dans un environnement extrêmement dynamique et imprévisible.
Athlète grec de BMX George Ntavoutian a réalisé une première mondiale en réussissant un open loop dont le point de départ et le point d’atterrissage sont tous deux en mouvement. Alors que deux bateaux se croisent en naviguant dans des directions opposées, il saute d’un bateau à l’autre au moment idéal pour enchaîner ce looping fou.
À noter que :
- George Ntavoutian est le premier athlète de BMX au monde à avoir réussi un loop complet de 7,5 m – soit la hauteur d’un immeuble de deux étages – dans la ville grecque de Trikala en 2024.
- Son dernier exploit a eu lieu aux Pays-Bas, un pays où le BMX constitue une sous-culture passionnée, parallèlement à une culture cycliste néerlandaise unique au monde.
- Cette figure représentait un tout nouveau défi pour le seul athlète de BMX au monde à avoir maîtrisé le loop ouvert à un tel niveau. En raison du décollage en mouvement, Ntavoutian a dû pédaler deux fois plus vite que d’habitude, ce qui a considérablement réduit la marge d’erreur et modifié le point d’équilibre.
- Le timing était essentiel : les figures de boucle en BMX exigent que le rider atteigne exactement la vitesse nécessaire pour franchir le sommet sans s’arrêter, qu’il équilibre son centre de gravité face à des forces G intenses, et qu’il comprime parfaitement son corps à la sortie pour éviter de chuter. Dans ce cas précis, s’engager trop tôt signifiait percuter la rampe d’atterrissage, tandis que s’engager trop tard entraînerait un atterrissage complètement à plat avec un impact massif.
« Je ne peux comparer cette expérience à rien d’autre ; je n’ai jamais rien fait de tel. En gros, ma rampe d’atterrissage s’éloignait de moi, et je devais l’attraper en plein vol, alors que j’étais déjà la tête en bas. De plus, mon décollage se faisait vers l’avant. J’ai donc dû oublier tout ce que je fais habituellement et faire quelque chose de nouveau. Aller plus vite, tirer plus fort, le timing, tout était tout simplement nouveau », a déclaré Ntavoutian.

