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SLS Paris 2026 : Le skate prend la balle au bond à Roland-Garros

Le skateboard s’est offert une nouvelle parenthèse parisienne au milieu d’un décor habituellement réservé au tennis. Plus de 10 000 spectateurs ont rempli le court Suzanne-Lenglen, deuxième plus grand court du stade Roland-Garros, samedi 3 octobre, pour assister à la cinquième étape de la saison 2026 de la Street League Skateboarding (SLS).

Chez les hommes, Nyjah Huston a mis fin à une longue attente. L’Américain n’avait plus gagné en SLS depuis 17 mois. À Paris, il s’est imposé avec 36,4 points, sans jamais descendre sous les 8,9 sur ses scores retenus. Une performance qui lui permet de décrocher sa 28e victoire en SLS. Derrière lui, le Japonais Toa Sasaki termine deuxième avec 35,4 points, tandis que le Brésilien Giovanni Vianna prend la troisième place avec 26,8 points.

De gauche à droite : Toa Sasaki, Nyjah Huston et Giovanni Vianna.

Le public français avait surtout les yeux rivés sur Vincent Milou. Vainqueur de SLS Paris en 2025, le Français n’a pas réussi à conserver son titre mais s’est à nouveau hissé en finale. Il termine cinquième, notamment grâce à deux tricks récompensés par des 9,2 et 8,9. De quoi enflammer les spectateurs qui l’ont soutenu jusqu’au bout.


La finale féminine, elle, s’est jouée dans un mouchoir de poche. Chloe Covell s’impose avec 31,9 points, soit seulement quatre dixièmes de plus que la Japonaise Coco Yoshizawa, deuxième avec 31,5 points. Liz Akama complète le podium avec 30,5 points. Un écart minime entre les deux premières, qui a maintenu le suspense jusqu’aux derniers passages.

De gauche à droite : Coco Yoshizawa, Chloe Covell et Liz Akama.

La seule Française en lice, Lucie Schoonheere a connu une finale plus compliquée. À seulement 16 ans, celle qui avait participé aux Jeux olympiques de Paris 2024, termine dixième et dernière avec 1,90 point pour sa première apparition en SLS. « J’aurais pu faire mieux lors de mon passage, mais je ne perds pas espoir. J’ai le potentiel pour faire de belles choses dans ce circuit qui me plaît énormément. Le niveau des filles explose, il y a une concurrence incroyable. Tout le monde se motive et se pousse vers le haut », confie-t-elle au micro de 20 minutes.

Vincent Milou a terminé cinquième du SLS Paris 2026. Crédit photo : @FrayMédia @teammonster

Une seconde vie pour le skatepark de la SLS Paris 2026

Si les riders ont assuré le spectacle, les tribunes n’ont pas été en reste. Pour sa troisième édition à Paris et sa deuxième consécutive à Roland-Garros, SLS Paris a une nouvelle fois fait le plein. Les 10 000 spectateurs présents ont offert une ambiance telle que la Street League l’a classée parmi les plus bruyantes de son histoire.

Pour transformer un court de tennis en terrain de street skateboard, le dispositif était conséquent. FrayMédia Skate Excellence, promoteur officiel de la SLS en France pour quatre ans, a mobilisé plusieurs centaines de professionnels autour de l’événement. Mais le projet ne s’arrête pas lorsque les derniers riders quittent le Lenglen. Comme lors des deux précédentes éditions, le skatepark construit spécialement pour la compétition va avoir une deuxième vie.

Le skatepark sera réutilisé par la Région Île de France. Crédit photo : @FrayMédia @teammonster

À l’issue de SLS Paris 2026, il sera donné à la Région Île-de-France, qui prévoit de le réimplanter dans une ville francilienne. Les modules qui auront accueilli les meilleurs skateurs du monde pourront ainsi être utilisés au quotidien par les pratiquants locaux et les jeunes du territoire. Pour Cédric Fray, président de FrayMédia Skate Excellence, c’est justement l’un des enjeux du rendez-vous parisien. Lors du lancement de SLS Paris, l’objectif était de « créer en France un grand rendez-vous international du skateboard et de l’inscrire dans la durée ».

Selon une information révélée par MORDU, le court Philippe-Chatrier pourrait entrer dans les réflexions des organisateurs pour une prochaine édition. Après deux passages consécutifs au Suzanne-Lenglen et ses 10 056 places, l’idée serait notamment de disposer de davantage de place et de continuer à développer l’événement. Le court principal du célèbre tournoi de tennis français pourrait offrir plus de 5 000 places supplémentaires. Rien n’est signé et un passage au court Philippe-Chatrier n’a pour l’instant fait l’objet d’aucune annonce officielle, mais la piste existe désormais.

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Source photo Une : @FrayMédia @teammonster

Source : FrayMédia