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Kevin Meyer a toujours la tête dans le guidon

Mais que devient notre rider/youtubeur/influenceur préféré ? Le BMX Flatlander le plus connu de France est toujours au top avec son célèbre spectacle « Le Meyer Show » dans lequel Kevin allie l’artistique et le sensationnel aux quatre coins de l’hexagone tout au long de l’année. Cinq ans après notre dernier entretien, il était temps de savoir ce que le beau-gosse du BMX était devenu. Voici quelques éléments de réponse :


Alors, est-ce que le Kevin Meyer de 2026 est heureux ?
Qu’est-ce qu’être heureux… ? Vous avez 4 h. (rires)
Je suis en tout cas, beaucoup plus serein et libre qu’il y a encore quelques années. Tout s’aligne petit à petit ; ça n’a pas été un long fleuve tranquille, mais je peux dire que oui. J’ai toujours envie de progresser, toujours envie de faire mieux, donc, forcément, je suis rarement satisfait à 100 %. Mais quand je regarde un peu derrière, je me dis que c’est quand même assez fou d’avoir réussi à construire une vie autour d’un BMX .
Je ride, je fais des shows, je voyage, je rencontre des gens improbables, je crée des vidéos et, surtout, je m’amuse tous les jours sans contrainte (pas de patron, de pression de sponsors ou autres…) et, plus de vingt ans après avoir commencé, j’ai encore envie de monter sur mon vélo. Rien que ça, c’est plutôt bon signe.

Pas besoin de te présenter, tout le monde te connaît. Alors, globalement, que s’est-il passé pour toi ces cinq dernières années et depuis notre dernier entretien ?
Beaucoup de choses. J’ai changé d’approche et, surtout, assumé de plus en plus le fait que ma carrière ne serait pas forcément celle du compétiteur qui court après les podiums. Je me suis vraiment construit autour du show, de l’événementiel, de la création de contenu et de tout ce qu’on peut inventer autour du BMX. C’est ça qui me plaît vraiment et ça a été compliqué vis-à-vis du regard des autres au début. Encore aujourd’hui, beaucoup n’ont pas la vision globale que j’ai, mais ça ne me gêne plus comme avant. J’adore aller sur les compétitions (hors FFC, UCI, etc., mais c’est une autre histoire, haha). Dès que j’ai une dispo et que je peux, je fonce sur une jam, un contest ou n’importe quoi ; peu importe l’enjeu derrière et le résultat, c’est tellement rare de voir les potes. Ces dernières années, j’ai eu la chance de rider dans des contextes complètement différents : la flamme olympique à Marseille, Paris La Défense Arena, l’Hôtel de Ville de Paris, le Palais des Congrès, France 2 avec N’oubliez pas les paroles, des salons, des événements d’entreprise, des fêtes populaires… parfois devant énormément de monde, parfois dans des endroits où tu te demandes vraiment comment un BMX a réussi à atterrir là. Et finalement, c’est ça qui me plaît : emmener le flatland dans des endroits où il n’aurait normalement aucune raison d’être. En parallèle, je me remets seulement récemment à développer les réseaux sociaux et la vidéo (on me voit encore comme le YouTubeur Flat, mais j’ai quasi rien posté en format long depuis 5 ou 10 ans). Aujourd’hui, je ne vois plus vraiment le BMX uniquement comme « je fais des tricks ». C’est devenu un outil pour raconter des histoires, rencontrer des gens et créer des projets. C’est un accélérateur de vie sociale et d’opportunités grâce aux milliers d’heures passées à charbonner, et c’est satisfaisant.


Beaucoup de shows, mais y en a-t-il un en particulier dont tu es le plus fier ?
La flamme olympique à Marseille reste forcément très particulière. Le spot était probablement le pire que j’aie jamais roulé, avec un revêtement plastique sur de la terre ; c’était un champ de bosses… Mais historiquement, tous les passages de flamme étaient vraiment très sympas. J’ai même pu le faire dans ma ville, à Roanne, alors que j’ai très peu de prestas en local. Le village Decathlon à Paris aussi, c’était une expérience dingue : j’étais au jour 1 donc j’ai eu toutes les interviews possibles (Konbini, brut, le mouv’, M6.. Et j’en passe) et j’avais emmené Arturito, le champion mexicain, avec moi ; on a vraiment bien rigolé !
Après, en termes de show pur, Paris La Défense Arena est aussi assez difficile à battre. Je l’ai fait deux fois en un an, la deuxième était pour Webedia avec l’événement « Aux Jeux Streamers ». C’était super intéressant de voir l’envers du décor et un espace immense pour de vrais influenceurs qui se défiaient en live sur le Twitch de France TV. Quand tu rentres dans une salle comme ça avec ton petit vélo de 20 pouces, tu te sens quand même minuscule ! Mais je crois que ce dont je suis le plus fier, ce n’est pas forcément un show en particulier. C’est d’avoir réussi à enchaîner tout ça année après année et à faire du BMX mon métier, sans vraiment suivre le chemin classique.

Le plus bel endroit où tu as ridé ces dernières années ?
En termes de « wahou », l’Hôtel de Ville de Paris, clairement. Tu lèves les yeux et tu te demandes un peu ce que tu fous là avec ton BMX. Il n’y a pas vraiment de loges ; on était dans une zone au milieu des moulures en or et des fresques magnifiques. C’était lunaire, l’ambiance.


Et hormis les shows de BMX, quelques contests ? On t’a vu partout en France, mais pas sur les podiums ; tu n’es définitivement pas un rider de compétition. Ça t’emmerde parfois ?
Merci de remuer le couteau dans la plaie ! (rires). J’ai quand même terminé 4e au championnat de France en 2025, donc laissez-moi au moins profiter de ma médaille en chocolat ! (Comment ça, on était 4… ?)
Plus sérieusement, oui, forcément. Quand tu participes à une compétition, tu veux faire un bon résultat. Je ne vais pas faire genre « je m’en fous complètement ». Sur le moment, si je rate mon run, je suis déçu… Mais je n’ai pas un entraînement de compétiteur, déjà ; j’adore apprendre plein de tricks différents, plein de variations, mais je ne passe pas assez de temps à les maîtriser à 100 % et encore moins à construire un run. Je ne suis quasiment jamais allé sur une compétition (et je pense en avoir fait pas loin de 100) en sachant exactement ce que j’allais faire sur place. Mais je sais aussi très bien que je n’ai jamais construit ma carrière uniquement là-dessus. Et c’est aussi drôle de se dire que oui, je suis probablement le pro, tout cumulé, qui a fait le plus de fonds de classement, mais aujourd’hui je vis de ma passion, j’ai une bonne estime personnelle de mon riding, je me fais plaisir avec ce que je sais faire et je progresse à mon rythme en inspirant quand même des jeunes à démarrer.
Je suis beaucoup plus performant avec un micro devant un public qu’avec trois juges assis devant moi. Sur la partie show, j’ai confiance ; j’ai le spectacle le plus travaillé de France en termes d’animation et de performance. Avec le temps, j’ai compris qu’il fallait aussi savoir identifier ses qualités. J’adore toujours les contests, l’ambiance, retrouver les riders et me challenger. Mais ma carrière ne dépend pas du classement du dimanche soir et c’est aussi une certaine liberté.

Globalement, qu’as-tu pensé des JO ?
C’était énorme pour le BMX. Voir autant de BMX à la télévision, des images partout, des gens qui découvrent certaines disciplines… forcément, quand tu pratiques depuis vingt ans, ça fait plaisir. Après, en tant que rider de flatland, tu regardes toujours ça avec un petit sentiment bizarre, parce que notre discipline reste à côté de cette énorme lumière olympique. On est passé tout proche, mais pour le commun des mortels, du BMX, c’est du BMX, et la demande de shows a explosé cette année-là car les organisateurs ne faisaient pas la différence. Le flat, ça reste hyper facile à mettre en place partout : t’as une zone de 5 × 5 m, un micro, et tu mets le feu pendant 30 min, ce qui n’est pas le cas des autres disciplines. Et avoir pu participer à ma manière à l’aventure autour de la flamme olympique, c’était assez symbolique.


As-tu vu un essor ou un engouement pour le BMX après ces JO ?
Je ne dirais pas qu’au lendemain des Jeux, il y avait soudainement dix fois plus de demandes. Par contre, ça participe clairement à rendre le BMX beaucoup plus identifiable et crédible auprès du grand public et, surtout, auprès des organisateurs. Encore une fois, pour revenir sur les shows, avant, je devais expliquer des heures aux clients que le BMX n’est pas dangereux pour le sol, qu’on fait attention, etc. Maintenant, on me demande de rider dans des lieux vraiment prestigieux sans se poser de questions. Le BMX est monté en gamme ; ce n’est plus juste un sport de rue à rider sur un parking en solo, même si c’est ce qu’on doit garder comme mentalité. Les sports urbains ont gagné une vraie place, avec le break également. Le plus compliqué, maintenant, c’est de transformer cette visibilité ponctuelle en quelque chose qui dure.

Maintenant que le soufflet est retombé, as-tu toujours autant de demandes pour les shows ?
J’ai dû répondre à près de 130 demandes de shows cette année-là ; j’en ai personnellement fait 90, il me semble et j’ai placé facilement 20 ou 30 riders différents. C’était superbe de réussir à faire croquer le gâteau à tous (en plus de ceux qui mangeaient déjà dessus). Le problème est là, beaucoup se sont enflammés et ont pris cette année comme : « Ça y est, je vis du BMX, c’est facile ! » Le retour à la réalité, l’année d’après, a été compliqué, probablement la pire année en termes de demandes. J’ai divisé par 2 mon nombre de dates, mais j’ai eu des événements assez cool qui m’ont permis de vivre correctement quand même. De mon côté, j’ai plus vu ça comme un tremplin. J’ai eu beaucoup de nouveaux clients, agences, visibilité dans l’événementiel qui m’ont permis aujourd’hui de garder ces mêmes contacts et de créer une dynamique à long terme. Je travaille beaucoup l’interaction, le micro, l’humour, la mise en scène et aussi le show LED. C’est ça qui permet d’aller chercher des événements qui ne sont pas forcément liés au vélo ou au sport. Et surtout, dans ma dynamique, je suis vraiment tout seul à proposer quelque chose d’aussi complet. Aujourd’hui, mon objectif est plutôt de continuer à faire de beaux événements et à augmenter la qualité des shows que d’essayer d’en faire 150 par an. Mais si j’ai de la demande en plus, j’aime faire profiter les copains. Depuis 2 ans, mon meilleur pote Benoît Ligout, avec qui j’ai commencé le Flat, est revenu sur Roanne et c’est un vrai kiff de partir en show duo avec lui dès que je peux.


J’ai vu que tu avais fait quelques collabs récemment, dis-nous tout !
Oui, et c’est probablement ce qui m’amuse le plus en ce moment. Encore une fois, tout s’est aligné. Je suis tombé sur une formation de Ludovik (un des premiers YouTubeurs) et j’ai été sélectionné pour faire 2 semaines intensives pour comprendre les formats courts avec beaucoup d’intervenants hyper intéressants (Guillaume Natas, Kemar, John Rachid, Ludoc et Pierre qui gérait la formation). J’en suis ressorti avec une vraie vision globale du travail que ça demandait et de la dynamique à mettre en place. Suite à ça, je me suis motivé pour revenir sur les réseaux avec différents projets, mais d’abord, il fallait de la visibilité. J’ai créé quelques petits formats courts et il y a à peine un mois, j’ai rencontré une créatrice custom qui voulait faire une collab avec moi pour que je lui apprenne le BMX et que je mette en avant son travail. De fil en aiguille, elle a ramené beaucoup de personnes influentes sur Roanne (Ludovic Berthillot, acteur dans « Tombé du ciel » à l’affiche en ce moment, Jérémy Jacquet, le gérant d’une boutique de costumes, Jenny, patronne d’un cabaret…). De contact en contact, on a pu mettre en place plein de collabs très cool (j’ai aussi fait intervenir ma coiffeuse.). Le but principal est vraiment de montrer qu’avec le BMX je peux créer tout type de contenu et rendre ça captivant pour le public qui va regarder une vidéo lambda sur les réseaux. Depuis mai environ, je suis très actif et les stats sont assez folles. On parle de millions de vues par semaine tous réseaux confondus (beaucoup à l’international, l’idée est de recentrer sur du francophone). Le BMX devient presque le fil conducteur pour aller rencontrer d’autres univers et créer des vidéos que je n’aurais jamais imaginées il y a quelques années. Et le bonus, Coralie (Cora.Custom), qui a testé le Flat juste pour une vidéo, s’est motivée de fou et ride maintenant tous les jours depuis un mois avec une belle progression (allez jeter un œil), ça fait vraiment plaisir de voir la dynamique qu’elle met dessus et on sera à l’Île-d’Yeu ensemble avec Benoît Ligout et Mister Sanchez (Romain Dodelier) pour représenter !).

Est-ce qu’en 2027, Kevin Meyer va apprendre un trick original et avoir enfin son trick signature ?
Ahah, mieux vaut tard que jamais, ne pas avoir de trick signature est peut-être devenu mon trick signature. Après, je pense avoir un style assez particulier même si je n’ai pas de tricks 100 % à moi. Aujourd’hui, c’est tellement dur de faire des « World Firsts » … Et pourtant Matthias sort une part de zinzin à la retraite avec que des nouveautés donc… Effectivement, je n’ai pas d’excuses.  Mais oui, j’ai encore envie d’apprendre des choses. Je refuse quand même de devenir le gars qui fait exactement le même run pendant quinze ans en expliquant aux jeunes que « de mon temps, c’était mieux ».  Donc objectif 2027 : continuer de progresser et de montrer que je ne suis pas qu’un rider de show ou de réseaux. Pour le trick signature, rendez-vous pour l’interview de 2032 ?

Comment se passe la préparation pour ta campagne présidentielle de 2027 ? Quelle sera ta première mesure quand tu seras élu président de tous les Français ?
La campagne avance très bien. C’est ce qui me prend le plus de temps en ce moment d’ailleurs et c’est pour ça que je ne serai malheureusement pas champion du monde cette année… Priorité au peuple ! Pour l’instant, je suis extrêmement haut dans les sondages chez les pratiquants de BMX flatland de Roanne, on est actuellement 3. Ma première mesure sera simple : obligation pour chaque commune française d’avoir une surface parfaitement plate de minimum 7 × 7 mètres. Avec un éclairage et un spot couvert. Béton lisse, pas de gravier, pas de pavés. Salle intérieure pour les princesses comme moi. Ça va coûter un peu cher aux contribuables, mais il faut savoir prendre des décisions courageuses. Et évidemment, remboursement des pneus par la Sécurité sociale.


Tu rides depuis plus de 20 ans maintenant, c’est bientôt la crise de la quarantaine du ride, la mid-life crisis ; tu vas t’acheter une décapotable et une perruque ? Sérieusement, comment vis-tu cette première moitié de ride et quasiment toute ta vie au guidon d’un BMX ? Oui, c’est déjà l’heure du bilan !
La perruque, normalement, j’ai encore quelques années devant moi, sous la casquette, j’ai toujours ma houppette collector (je me rappelle encore de ta vanne dans un magazine, il y a déjà 15 ans de ça, je crois haha, probablement ma première ligne dans un mag papier). La décapotable, on verra après la prochaine saison de shows, mais ça risque de me décoiffer. C’est assez étrange de se dire que j’ai passé quasiment toute ma vie avec un BMX.
Quand j’ai commencé, je ne réfléchissais évidemment pas à tout ça. Je voulais juste apprendre des tricks. Rigoler avec les copains et un jour en vivre avant la retraite. Et finalement, le BMX a décidé d’une énorme partie de ma vie : mes amis, mes voyages, mon travail, les gens que j’ai rencontrés, les endroits où je suis allé… Personnellement aussi, j’étais timide, limite maladive, et aujourd’hui, je prends le micro devant des milliers de personnes. Le BMX a changé ma vie clairement et m’a forgé avec toutes ces années. Il y a forcément eu des périodes de doute, des périodes où tu progresses moins, où tu te demandes ce que tu vas faire après. Mais j’ai toujours réussi à trouver une nouvelle manière de prendre du plaisir avec le BMX. Au début, c’était apprendre des tricks. Ensuite les compétitions. Puis les shows. Puis la vidéo, les réseaux, les collaborations… Je crois que c’est justement ce renouvellement qui fait que je suis encore là. Et le plus drôle, c’est qu’après plus de vingt ans, je peux encore poser mon vélo dans ma salle, mettre de la musique et passer une heure à essayer un truc complètement inutile juste parce que ça m’amuse. C’est juste le dos qui râle un peu plus (actuellement en PLS, parce que j’ai ridé jusqu’à minuit hier soir sur un coup de tête après une grosse journée). Donc le bilan est plutôt positif.

Quels sont tes projets à moyen et long terme ? Dis-nous tout.
Continuer à faire évoluer les shows, à m’amuser dans la création vidéo. Depuis peu, comme je disais, j’ai rencontré Coralie Laroche qui est dans une dynamique riding et également création de contenu. Le partenariat marche bien et les projets se multiplient et on bosse quotidiennement sur de nouvelles idées. Je suis en train d’aménager la salle pour avoir une zone podcast et créer le label « THE MEYER SPOT » pour mettre le projecteur sur des riders ou artistes avec des parcours inspirants, pros ou amateurs. Je voulais le faire cette année, mais la canicule et le manque de temps ont décalé le projet. Je vais faire un grand spot extérieur chez moi pour accueillir des jams et créer encore plus de contenu pour motiver la nouvelle génération qui n’est pas simple à toucher. À plus long terme, j’aimerais surtout réussir à garder cette liberté : continuer à vivre du BMX et à aider d’autres riders à faire de même. Choisir des projets qui me plaisent et trouver régulièrement de nouvelles façons de surprendre les gens avec un vélo.

Comment le Kevin Meyer de 2027 pourrait être plus heureux ? Il te manque quoi ?
Peut-être plus d’événements. C’est bien de réussir seul, de rider quand je veux, d’avoir de la liberté, mais c’est toujours mieux quand on peut partager des moments tous ensemble. Les jams manquent, les contests organisés par des riders aussi. J’espère mettre en place 2-3 trucs d’ici 2027 justement avec notamment Robson Luiz, William Le Nezet, Alex Balistreri et bien sûr Benoît. Il ne faut pas des moyens énormes pour organiser quelque chose, n’hésitez pas à faire bouger le flat ! Le prize money, c’est cool s’il y en a, mais on sait que personne ne va vivre sur 500 € gagnés sur un contest local.

Des personnes à remercier chaleureusement ?
Énormément. Priorité aux parents qui ont toujours été là et qui voient que ça fonctionne enfin pour moi ! La vision à long terme n’était pas simple, mais ça l’a fait ! Tous les riders avec qui je partage des sessions, des contests ou des shows depuis toutes ces années. Ceux avec qui je roule régulièrement, ceux avec qui je ne me vois parfois qu’une fois par an, mais avec qui tu reprends la discussion exactement là où tu l’avais laissée. Toutes les personnes qui me font confiance pour les shows et les projets, parce que sans organisateurs (et les agences), un rider professionnel devient assez rapidement un rider au chômage. Et puis toutes les personnes qui participent maintenant aux projets autour du BMX : vidéastes, artistes, créateurs, partenaires, amis… Tous ceux qui acceptent mes idées parfois un peu débiles quand je leur explique qu’on va mettre un BMX dans un salon de coiffure, une boutique de costumes ou un cabaret. Et évidemment les gens qui suivent tout ça depuis des années sur les réseaux ou ailleurs. Parce qu’après plus de vingt ans, savoir qu’il y a encore des gens qui ont envie de regarder ce que je fais avec mon petit vélo, c’est quand même plutôt cool. Merci également à Ride or Die de continuer à parler du BMX et surtout de m’accorder encore une interview malgré mon absence persistante de trick signature. La bise.

Photos : @Stylem_prod
Instagram de Kevin Meyer

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Manu Massabova

BMX Pro Rider depuis 1986. Rédacteur spécialisé dans les sports extrêmes depuis 1999.