VTT enduro : Isabeau Courdurier retrouve le podium mondial après sa pause maternité
Après une pause en 2025 pour devenir maman, Isabeau Courdurier a décroché l’argent aux Championnats du monde de VTT enduro, à Finale Ligure (Italie). Couronnée championne du monde en 2024, la Française termine à moins de deux secondes du titre.
À peine de retour après une pause maternité, Isabeau Courdurier retrouve déjà le podium mondial. La Française a décroché la médaille d’argent aux championnats du monde de VTT enduro, dimanche 18 octobre 2026, à Finale Ligure (Italie). La bataille pour le titre s’est jouée sur les six spéciales du parcours italien. Après avoir signé le meilleur temps de la première, Raphaela Richter a vu la Britannique Ella Conolly remporter la deuxième, Isabeau Courdurier prenant la tête du classement général. La Française a ensuite renforcé son avance à 1,642 seconde après la troisième spéciale. Mais l’Allemande a repris les commandes dans la quatrième, avant que l’Italienne Nadine Ellecosta ne remporte la cinquième et ne réduise son avance. Courdurier a alors reculé à la troisième place provisoire, à 9,394 secondes de Raphaela Richter.
La native d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a tout donné dans la dernière descente, remportant la sixième spéciale en 5 minutes et 18 secondes. L’Allemande a terminé troisième de cette ultime manche, mais son avance accumulée lui a permis de conserver le titre mondial. Elle s’est imposée en 41 minutes 57 secondes 757, devant Isabeau Courdurier, deuxième avec 1,575 secondes de retard. Nadine Ellecosta a complété le podium à 3,897 secondes de la championne du monde.
Une maman de retour sur le podium mondial
Cette médaille vient récompenser le retour progressif de la Française après une année 2025 consacrée à la naissance de son premier enfant. Championne du monde en 2024, Isabeau Courdurier avait choisi de mettre sa carrière entre parenthèses pour fonder une famille, avec l’intention de revenir ensuite à la compétition. Elle a repris le vélo en 2026 sans chercher à retrouver immédiatement un calendrier complet.
Dans un entretien accordé à Vojo Mag en mars 2026, elle expliquait vouloir aborder cette reprise avec réalisme, après plusieurs mois loin des courses et de la vitesse. Elle évoquait aussi les interrogations liées à son retour au haut niveau, notamment sur sa légitimité à poursuivre sa carrière après être devenue maman. Son objectif était de retrouver progressivement ses sensations, sans se fixer d’attentes excessives dès sa première saison.
« Je dirais que je suis revenue à 90 % de mes sensations et de mes capacités ; les 100 % reviendront une fois que j'aurai passé plus de temps sur le vélo. » — Isabeau Courdurier
Isabeau Courdurier a également changé de cadre d’entraînement. Elle travaille désormais avec Cécile Ravanel, ancienne figure de l’enduro, afin de préparer ce programme mêlant plusieurs disciplines. En septembre, dans un entretien pour Ride or Die, elle expliquait avoir retrouvé le plaisir du vélo et abordé la compétition avec une nouvelle approche. « Je dirais que je suis revenue à 90% de mes sensations et de mes capacités ; les 10% restants reviendront une fois que j’aurai passé plus de temps sur le vélo. Si tu cumules grossesse et les mois post-partum, cela fait quasiment un an et demi de pause de vélo et de vitesse. Avant de vraiment envoyer sur le vélo, cela prend donc du temps pour remettre les choses en place. Surtout quand tu vas chercher l’excellence et l’engagement ! »
À Finale Ligure, la Française a donc retrouvé le podium mondial quelques mois après son retour, et moins d’un an après avoir donné naissance à son fils. Cette deuxième place confirme qu’elle reste parmi les meilleures spécialistes de l’enduro, malgré une préparation et un calendrier différents de ceux des saisons précédentes. À seulement 1,575 seconde du titre, elle quitte l’Italie en tant que vice-championne du monde. Une performance qui marque une étape importante dans son retour au plus haut niveau.
Photos : Rick Schubert




