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Interview : Ainhoa Leiceaga, cœur océan
Ainhoa Leiceaga vainqueur du Banque Populaire Surf Tour 2026 / Crédit photo FFS-Arrieta

Interview : Ainhoa Leiceaga, cœur océan

Photo FFS/Arrieta
Interview · Surf

Interview : Ainhoa Leiceaga, cœur océan

Par Nico Arquin · 31 août 2026 · 14 min de lecture


Surfeuse basque âgée de 24 ans, Ainhoa Leiceaga voue une véritable passion à Dame nature. Elle est également très engagée sur les questions environnementales.
La lauréate du Banque Populaire Surf Tour 2026 (tour National Élite de shortboard) est ainsi ambassadrice de Pure Ocean Fund et de la Water Family.
Jonglant entre compétitions, études en Sciences de la Mer et engagement associatif, Ainhoa Leiceaga mène une vie à cent à l’heure.
La Basque a accordé une longue interview à Ride or Die, sur le thème de l’environnement !

Ainhoa, peux-tu te présenter en quelques phrases à nos lecteurs ?

Je suis Basque, j’ai 24 ans, je suis étudiante en Sciences de la Mer à Bordeaux, et en parallèle surfeuse professionnelle depuis une dizaine d’années. En parallèle encore, je m’engage écologiquement. Personnellement, je fais en sorte de réduire mon impact carbone le plus possible, tout en essayant de rester compétitive. Je m’engage auprès d’associations, telles que Pure Ocean Fund et la Water Family, dont je suis ambassadrice. Je suis également cofondatrice d’Athletes for Science, avec d’autres sportifs.

Tu as remporté le Banque Populaire Surf Tour 2026, tour national élite de shortboard. Qu’a représenté cette victoire pour toi ?

A mes yeux, c’était franchement une énorme récompense. Il s’agissait de ma première grosse victoire après deux années de blessures. J’ai eu une première année de reprise hyper difficile. C’était aussi ma première année à Bordeaux, et ça a été compliqué niveau surf.

Cette victoire au Banque Populaire Surf Tour 2026 était mon premier gros résultat depuis ma reprise. Je l’ai vécu comme un soulagement, et comme le début d’un renouveau. Je me suis dit : « c’est bon, c’est reparti ! »

Podium Banque Populaire Surf Tour 2026/ Crédit photo FFS/Arrieta

Tu es étudiante en Sciences de la Mer. En quoi consiste ce cursus exactement ?

Il y a plusieurs parcours, je fais partie du parcours « Eau, environnement, littoral ».
Cette formation nous dispense des enseignements en océanographie physique, biologique et chimique. On étudie beaucoup tout ce qui est côtier. Par exemple l’influence des vagues sur les plages, l’influence des estuaires, les interfaces d’échanges entre terre et mer…
On étudie les différentes problématiques qui y sont liées, notamment la pollution par les métaux, l’érosion des côtes, ou le transport sédimentaire.

Mes études ont nourri ma curiosité concernant l’environnement – Ainhoa Leiceaga

Ces études ont-elles fait évoluer ton regard sur l’océan et ta manière d’aborder les questions environnementales ?

Pas vraiment, cela n’a pas changé du tout ma manière de voir les choses, mais je dirais que cela l’a enrichie. J’ai maintenant plus de connaissances scientifiques sur ce qui m’entoure.
Cela a permis de m’ouvrir davantage l’esprit, et de nourrir ma curiosité.
Je pense que j’observe désormais l’environnement encore plus qu’auparavant.

Peux-tu me parler de ton rôle d’ambassadrice pour Pure Ocean Fund et la Water Family ? Comment sont nées ces collaborations et comment se traduit ton engagement aux côtés de ces organismes ?

Concernant Pure Ocean, un responsable communication m’avait contactée mais c’était finalement tombé à l’eau. J’aimais vraiment ce qu’ils mettaient en place, en soutenant des projets scientifiques. Un an est passé, j’avais du temps et je les ai recontactés.
Le responsable communication avait changé mais ils se sont montrés intéressés, et la collaboration est née comme ça. Je peux aller tenir des stands dans des festivals ou autres, en présentant les projets scientifiques. Chaque année, il y a également un gala Pure Ocean durant lequel on organise une vente aux enchères. J’ai offert à cette occasion l’une de mes planches, et un cours de surf. Les fonds récoltés lors des ventes aux enchères sont reversés aux projets scientifiques. Je donne aussi de la visibilité à l’association sur les réseaux.
Quand je prends part à des prises de parole, je parle également de Pure Ocean Fund autour de moi.

Pour la Water Family, je suis ambassadrice depuis cet été 2026.
Mon objectif est de sensibiliser et d’éduquer les jeunes, et de leur faire découvrir principalement le cycle de l’eau, et toutes les problématiques qui y sont rattachées.
J’interviens auprès des jeunes en leur témoignant de ce que je fais dans mon quotidien.
Je ne suis pas forcément la plus à l’aise là-dedans, mais aux yeux de ceux qui bossent à la Water Family, je montre l’exemple. Ils me voient comme la championne de surf qui ne prend pas l’avion, qui fait ses savons elle-même, qui utilise des produits naturels pour ne pas polluer l’eau… Cela permet d’inspirer les jeunes, et d’apporter du fun et du concret dans les explications des éducateurs.
Je vais également sûrement, à la rentrée, intervenir dans des animations en basque.
J’ai rejoint l’antenne du Pays Basque et la Water Family intervient dans des écoles là-bas.
Cela me tient vraiment à cœur de faire vivre la langue basque, en sensibilisant en même temps. Je suis heureuse de pouvoir m’engager pour la nature, mon pays, ma culture.
Comme pour Pure Ocean, je suis également active sur les réseaux sociaux, pour mettre en lumière la Water Family.

Plus les compètes se raapprochent, plus le surf devient prioritaire sur le reste – Ainhoa Leiceaga

Tu es étudiante, surfeuse, ambassadrice. Comment tu organises ton temps pour réussir à tout mener de front ?

Justement, je n’arrive pas à tout faire en même temps ! Je priorise. Pendant la période des compètes, cours et assos vont passer au second plan. Ma mère m’aide à garder mon projet sportif en tête. Je suis passionnée par ce que font les associations, et j’ai vraiment envie de me rendre utile pour cette cause. Mais ce qui m’aide à être encore plus utile, c’est de faire des résultats. C’est donc important de ne pas oublier de continuer à mettre mes objectifs sportifs en priorité. Quand il y a les cours, je mets les cours en priorité car j’ai vraiment envie de réussir mes études. Cela me passionne, je ne peux pas m’empêcher d’aller au fond des choses pour résoudre ce que je ne comprends pas. Je peux passer toute une après-midi dessus, car ça m’intéresse ! J’ai du mal à me cloisonner mais j’essaie de rester efficace, pour garder de la place pour tous les projets.

J’organise mon planning au jour le jour, cela dépend des compètes au programme, des exams etc. En début d’été j’étais assez concentrée sur mon engagement associatif, car les compètes étaient assez éloignées. Plus elles se sont rapprochées, plus le surf devient prioritaire sur le reste.

Je suppose que tu bénéficies d’aménagements pour tes études ?

Oui, avec l’Université de Bordeaux j’ai vraiment de super aménagements. Ils prennent vraiment mon double projet au sérieux. Il y a un Pôle dédié à l’aménagement pour les sportifs. J’ai un référent qui m’a beaucoup aidée lors de mon M1, pour bénéficier des aménagements auxquels j’avais droit. Cela n’a pas de prix ! Je fais mon M1 en deux ans au lieu d’une année. Sans ça, ce serait impossible de réaliser mon double projet. Avoir le soutien de l’équipe pédagogique est très précieux. Je n’ai pas besoin de me battre pour me sentir légitime dans mon double projet, ou pour obtenir les aménagements qui me reviennent. Cela me permet d’avoir confiance dans mon projet, c’est super cool !

Aujourd’hui, quel message te semble le plus important à faire passer concernant la protection des océans et le rôle que chacun peut jouer ?

Pour les enfants, je dirais qu’il faut toujours être curieux sur ce qui nous entoure, se demander « pourquoi », « qu’est-ce que c’est »… Il faut apprendre de son environnement, et mieux le connaître pour y rester connecté.

Etre proche de son environnement, c’est dans le sang basque – Ainhoa Leiceaga

D’où vient cet engagement écologique chez toi ? Y a-t-il eu un moment, une rencontre ou une prise de conscience qui t’a donné envie de t’investir davantage ?

Cela s’est fait progressivement et de manière assez naturelle. J’ai grandi à la campagne, j’étais donc proche de la nature. On a toujours vécu de manière économique, en essayant de réparer au maximum ce qui pouvait l’être. Être proche de son environnement, c’est dans le sang basque. On est très attachés à nos terres et à notre culture, on considère le Pays Basque comme notre maison. C’était donc dans mes valeurs.
Quand j’ai ensuite découvert que la nature était menacée, j’ai tout de suite voulu agir.
J’ai calculé mon impact carbone, j’ai étudié ce que je pouvais changer et améliorer.
Je me suis rendu compte que les déplacements dans le cadre du surf de haut niveau plombaient mon bilan. J’ai donc essayé de réduire mes déplacements au maximum.
J’ai cherché à me déplacer différemment, avec du covoiturage, du vélo et en abandonnant au maximum l’avion.
Au collège et lycée, je n’avais pas trop le temps de m’étaler sur les sujets environnementaux, car mon emploi du temps était vraiment chargé. J’étais un peu « en survie ».

Pendant le Covid, j’ai pu approfondir davantage mes questionnements, sur comment je pouvais réduire mon impact carbone le plus possible. J’ai vraiment essayé d’optimiser tout au maximum, dans tous les recoins de mon quotidien.
J’ai ensuite eu une blessure, durant laquelle j’ai commencé à raconter mon cheminement sur les réseaux par rapport aux questions environnementales.
C’est à ce moment que des associations m’ont contactée, des organismes m’ont demandé si j’étais motivée pour faire des prises de parole…
On m’a par exemple contactée pour faire un TEDx. Je n’étais pas du tout familière à ça !
J’ai accepté car c’était l’occasion d’une vie, j’étais obligée de dire oui (rires).
On ne se sent jamais prêt pour ce genre de trucs, et je suis de nature timide.
J’ai voulu le faire pour véhiculer un message, pour la nature.
C »était un gros défi, mais j’aime les challenges !

De fil en aiguille, j »ai eu d’autres opportunités et j’ai continué à m’engager. Il y a l’engagement associatif, mais aussi tout le temps que je passe bénévolement en visio, à chercher des solutions aux problèmes, et à coordonner les choses avec d’autres acteurs. C’est dur de trouver le temps de le faire, mais c’est génial ! Tu rencontres des gens super inspirants, qui ont de super bonnes vibes et portent de belles initiatives. Cela donne de l’énergie et cela aide à être dans une dynamique vertueuse.

Les sportifs et sportives outdoor bénéficient parfois d’une forte visibilité. Est-ce que cela leur donne, selon toi, une responsabilité particulière pour faire évoluer les comportements en matière d’environnement ?

Peut-être, mais tous les citoyens ont à mes yeux la même responsabilité. Quand on est un sportif avec une certaine influence, c’est vrai qu’on a le pouvoir de montrer l’exemple aux autres. Cela rajoute alors effectivement une responsabilité, qui fait que l’on doit faire attention aux valeurs que l’on prône au regard de l’intérêt commun. Il y a un rôle de représentation qui est important.

Le surf me connecte vraiment à la nature – Ainhoa Leiceaga

Le fait d’évoluer dans l’océan, en tant que surfeuse, change-t-il ta manière de percevoir l’environnement et les enjeux écologiques ?

Le surf me connecte vraiment à la nature, je sens que c’est une relation qui peut être vraiment fusionnelle et dont j’ai besoin pour me sentir bien. Je pense que cela accroît encore plus ma sensibilité vis-à-vis de l’environnement, et des énergies émanant de la nature que je peux ressentir. Je ressens la même chose quand je vais faire une rando en montagne. Le surf, l’océan, les vagues, c’est une énergie dont j’ai vraiment besoin !

Quelles évolutions ou dégradations du milieu marin as-tu constaté au fil des années ?

Il y a plusieurs choses : l’érosion du littoral, avec des plages qui ont disparu. Depuis deux ou trois étés, une algue toxique est apparue : l’ostreopsis ovata. Cette espèce tropicale se multiplie quand la température augmente. Elle provoque des états grippaux, nausées ou encore vomissements. Il y a aussi un problème au niveau de la qualité bactériologique de l’eau. L’été, quand il pleut, on ne peut pas aller surfer sans avoir une gastro…
J’ai également constaté qu’il y a désormais très peu de petits poissons ou de crustacés.
La pollution des plages ne s’améliore également pas.

Plus j’avance dans la vie, moins je peux sacrifier la nature pour un classement – Ainhoa Leiceaga

Le sport de haut niveau implique parfois des voyages lointains, à l’autre bout du monde…Comment tu le vis, par rapport à ton engagement environnemental ?

C’est difficile (sourire) ! A chaque fois je pèse le pour et le contre, je réfléchis à l’impact que le fait de ne pas participer à une compétition lointaine peut avoir sur mon classement.
Je réfléchis, mais la réponse est évidente. Plus j’avance dans la vie, et moins je peux sacrifier la nature pour un classement. Cela me paraît vraiment absurde par rapport à mes valeurs, je ne me vois plus faire ça. J’en suis à un stade où même si cela impacte mon classement, tant pis.
Je préfère participer à des compétitions européennes, sans forcément qu’elles soient toutes les plus élevées en nombre de points. Si je ne participe pas aux mêmes compètes que les autres filles, ce n’est pas grave. Au moins je suis en phase avec moi-même, avec mes valeurs et avec la nature. C’est ça le plus important au final.
J’en suis aujourd’hui convaincue, j’ai vraiment pris un bon virage. Mes bons résultats ne se voient pas forcément au niveau du classement car je ne participe pas aux plus grosses compétitions, qui sont à l’international. Cela peut être frustrant mais je me rappelle qui je suis, ce que je fais. Ce n’est pas un classement qui va me définir, ce n’est pas révélateur et je prends du recul. Il faut être résilient ! Peut-être que j’embarquerai d’autres athlètes avec moi sur la route, pour changer des choses dans le système.

Ainhoa Leiceaga, victorieuse du Banque Populaire Surf Tour 2026
Crédit photo FFS/Arrieta

Pour te rendre récemment au Boardmasters (étape QS Europe), tu as choisi le covoiturage puis le bateau afin de limiter l’impact carbone de ton déplacement. Pourquoi était-ce important pour toi de faire ce choix ? Et à quoi a ressemblé ce voyage ?

C’était important car cela fait partie des grosses compétitions du calendrier européen, et c’est faisable d’y aller autrement qu’en avion. J’ai réalisé le trajet en deux ou trois jours. J’ai fait la première partie en covoiturage jusqu’à Rennes. Le lendemain, j’ai pris un autre covoiturage jusqu’à Roscoff, puis le ferry. Je ne suis pas hyper fan du ferry non plus, mais avec le covoit’ cela reste quand même moins impactant que de prendre l’avion.
J’étais dans l’incapacité de faire ce déplacement en voilier, cela aurait rajouté beaucoup plus de voiture pour aller au port correspondant, et cela aurait coûté beaucoup plus cher.
Après le ferry, j’ai continué la route vers l’ouest de l’Angleterre.

Ce voyage m’a permis de me poser, de prendre le temps et de rencontrer de nouvelles personnes grâce au covoiturage. C’était une expérience humaine enrichissante, même si le retour a été fatiguant. Mais à aucun moment je ne me suis dit : «ah si j’avais pris l’avion », car pour moi l’option avion n’existe pas (sourire) !

La compétition là-bas s’est plutôt bien passée, c’était cool. J’ai terminé 9e européenne, je visais une 5e place mais un Top 10 n’est pas si mauvais.

Crédit photo UPPA Expo Littoral

Je me mettrais à genoux devant Dame Nature, c’est une force à qui on doit le respect – Ainhoa Leiceaga

Selon toi, qu’est-ce qui doit évoluer en priorité dans la culture outdoor actuelle, pour mieux protéger les milieux naturels dans lesquels les riders évoluent ?

Je pense qu’il faudrait observer ce qu’il y a autour de nous, avant d’aller chercher ailleurs. Il faudrait mutualiser les trajets, et être en phase avec la nature. Il ne faut pas débarquer en mode conquérant, mais avoir une approche discrète, humble et respectueuse face à Dame nature.
Je me mettrais à genoux devant elle, c’est une force face à qui on doit le respect.

Si tu devais transmettre une idée essentielle à la nouvelle génération de rideuses et riders, pour qu’ils pratiquent autrement demain, que dirais-tu ?

Je dirais d’essayer de ne faire qu’un avec la nature. C’est la base quand on ride, essayer de se connecter avec l’énergie du milieu naturel. Pour cela, il faut se fondre au mieux dans son environnement. Comme je le disais juste avant, il faut se montrer le plus discret possible, et apprendre à connaître et à apprécier la nature.

Ainhoa Leiceaga lors de la finale du Banque Populaire Surf Tour 2026 / Crédit photo FFSurf/Guillaume Arrieta

Quel est ton rapport à la préparation mentale ? As-tu un coach en ce domaine, et si oui qu’est-ce que cela t’apporte ?

J’ai eu un coach mental pendant plusieurs années, mais j’ai arrêté il y a quelques mois. Il m’a donné les clés pour que j’avance, et j’ai désormais beaucoup de temps pour mettre les choses en place. Cela m’a permis de mieux me connaître, de savoir où je vais et pourquoi je le fais. Cela m’a rendue aussi plus sûre de moi, et m’a été très utile pour gérer les moments compliqués.
Parfois on doute, et en parler avec un coach mental nous emmène à nous poser les bonnes questions, et à trouver nous-mêmes les réponses.
J’ai souvent tendance à dépasser mes propres limites, je travaille encore avec une psychologue du sport à ce niveau. Cela m’aide à respecter mes limites plutôt que de les surpasser. Cela m’aide aussi à ne pas brûler la vie et à réussir à gérer pour durer dans le temps, afin que mes projets soient pérennes. Mon objectif est de ne pas m’épuiser, à vouloir trop faire, à aller chercher toujours plus loin ou à faire trop bien.

Quelque chose à ajouter à cette interview ?

Je te remercie de m’avoir donné l’opportunité de prendre la parole, sur ces sujets de la nature qui sont importants à traiter et à mettre en avant !

Le compte Instagram d’Ainhoa Leiceaga : https://www.instagram.com/leiceaga_ainhoa/

Crédit photo UPPA Expo Littoral
Ainhoa Leiceaga, au Newquay QS – Crédit photo Laurent Masurel
Ainhoa Leiceaga, au Newquay QS – photo Laurent Masurel

Écrit parNico ArquinDirecteur général et rédacteur

Gravitant dans l'univers des sports extrêmes depuis 2009, Nicolas est un vrai amoureux des mots et du ride. Raffolant particulièrement des interviews (plus de 500 à son actif depuis 2014), Nicolas a trouvé dans le journalisme son vrai terrain de jeu !

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